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PROPRIÉTÉ LITTÉRAIRE

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Et se aucun demandoit pour quoy cist libre est escriz en Romanz selonc le language du François, puisque nos somes Italiens, je diroie que c'est.... parce que le parlaire est plus délitable et plus commune à toutes gens.

BRUNETTO LATINI

(Maître de Dante). Au français, il suffit de penser juste pour écrire clairement. Nous éprouvons plus de peine à nous exprimer ; le style chez nous est une grosse affaire et bien plus difficile. La langue française me fait l'effet d'une surface polie; on y patine comme sur la glace.

LEPSIUS (le célèbre orientaliste allemand).

Après bientôt trois ans, la tâche laborieuse de rassembler les renseignements essentiels sur la vie et sur l'oeuvre des écrivains les plus connus de nos jours, est accomplie. Je suis loin d'être satisfait de l'ouvrage que je Vous présente ; nul mieux que l'auteur, qui avait, sans doute, imaginé quelque chose de plus achevé, n'est à même d'en reconnaître les nombreuses lacunes et les regrettables imperfections. Ceci n'est donc que la première ébauche d'un livre international, qui manquait absolûment, et qui pourra, par la collaboration suivie, secrète et ouverte, de chacun et de tout le monde, se perfectionner à l'infini.

Le livre, tel qu'il est, dans sa forme actuelle d'inventaire, n'est pas un livre inutile, comme intermédiaire international, et il est appelé, à mon avis, à rendre des services appréciables et à prendre sa place sur la table de travail de tout écrivain, comme une espèce de manuel rudimentaire de la production intellectuelle contemporaine.

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Pour atteindre ce but, j'ai cru devoir me servir d'une langue qui n'est pas la mienne, mais qui, grâce à sa souplesse et au rôle civilisateur de la nation illustre et chevaleresque qui la parle, demeure encore le meilleur instrument de la civilisation européenne.

On devine d'avance que j'ai dû avoir un certain nombre de collaborateurs.

Au bureau même de rédaction, depuis les dernières feuilles de la première livraison jusqu'aux dernières feuilles de la sixième m'a aidé à rédiger le plus grand nombre des notices, un érudit distingué, M. le docteur Jacques Treves ; depuis la septième jusqu'à la troisième livraison, j'ai été moi même le rédacteur en chef de mon livre; depuis le mois de mars de l'année 1890 jusqu'à la fin de cette année, c'est à dire depuis la treizième jusqu'à la dixneuvtième livraison, empéché par des circonstances inattendues, j'ai dû passer,

, avec les instructions nécessaires, tous les matériaux dont je disposais, à un écrivain brillant, M. Victor Vecchj, qui s'est adjoint, pour la besogne, un jeune et actif publiciste, M. Morosi; ils ont poussé ensemble à bout, en huit mois, l'entreprise ; je suis cependant arrivé à temps pour assister à la rédaction des deux dernières livraisons, et pour surveiller le supplément essentiel qui devait heureusement reparer à des lacunes horripilantes. Dans la dernière partie de l'ouvrage on rencontrera cinq ou six notices plus développées sur des auteurs dramatiques français; M. Henri Montecorboli, écrivain dramatique lui-même et fin critique d'art, s'est obligeamment chargé de ces notices.

Ayant ainsi rendu justice à mes collaborateurs intimes de l'Italie, c'est avec les sentiments de la plus vive reconnaissance que je dois ici signaler le nom de trois éminents écrivains étrangers dont la collaboration active, intelligente et désinteressée a permis de rendre aussi complet que possible le Dictionnaire, en ce qui concerne la France, la Belgique et la Suisse. Les notices étaient rédigées, pour nous, dans le même esprit sympathique du Dictionnaire, et dans la mesure indiquée, de manière qu'il n'y avait presque jamais rien à changer et presque rien à y ajouter; l'impartialité des jugements me permettait d'avoir une confiance complète dans la précieuse collaboration de ces trois aimables confrères étrangers. C'est à M. Albert Collignon que je dois le plus grand nombre des notices toutes faites sur les écrivains français qui ont passé au Dictionnaire. Quoiqu'il ait déniché plusieurs noms qui pouvaient m'échapper, je crains fort qu'il en reste encore un certain nombre, surtout parmi les publicistes, qui auraient mérité une mention honorable dans ces pages, et qui ne s'y trouvent point; la presse et la librairie parisienne nous révèlent chaque jour de nouveaux écrivains distingués; mais si, comme je l'espère, cet ouvrage trouvera auprès des hommes de lettres un accueil favorable, il sera facile de reparer aux omissions dans une nouvelle édition. Monsieur le docteur Boghaert-Vaché a fait pour la Belgique cuvre patriotique ; ayant compris l'utilité du Dictionnaire International, il tenait à y faire paraître le plus grand nombre de notices belges, suivant le modèle que j'avais proposé et adopté moi-même; sa collabora

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