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peu au sud, une quatrième moins foible, formant avec la double étoile a d'Hercule un angle très-aigu. Près de de la Chèvre, se trouve aussi une petite étoile, à un tiers de la distance de celle mentionnée par Sir W. Herschel, et qui n'est nullement difficile à découvrir. Enfin, près de la nébuleuse annulaire de la lyre, Mr. Barlow a vu une jolie étoile qui la suit à environ to", une autre à une plus grande distance, et une troisième qui la précède d'environ 20", visible seulement par intervalles. Mr. Barlow a communiqué aussi dans cette séance à la Société Astronomique une explication du phénomène de projection dans les occultations : mais l'ayant retirée depuis pour y réfléchir de nouveau, l'extrait de sa lettre est différé.

La quatrième communication faite à la Société a été une méthode de Mr. le Prof. Airy, pour déterminer la masse de la lune l'observation des passages de

par Vénus au méridien près de sa conjonction inférieure. Cette méthode est fondée sur l'inégalité dans le mouvement de Vénus en ascension droite, qui dépend de l'action de la lune. Cette inégalité est analogue à celle qu'éprouve le mouvement de la terre ou du soleil par la même action, et dont l'observation a souvent élé employée à la détermination du rapport de la masse de la lune à celle de la terre. Mais l'effet doit être plus considérable pour Vénus, d'après Mr. Airy, surtout vers ses conjonctions inférieures, où sa distance à la terre que le tiers de celle du soleil. Mr. Bianchi avoit déjà suggéré l'application de cette méthode aux observations de Mars près de son opposition, en septembre

n'est

1830. Mr. Airy présente, pour faciliter l'application de ce procédé aux observations de Vénus, une éphéméride de cette planète pour chaque jour des quatre premiers mois de 1830 et d'une partie du cinquième, calculée d'après les éphémérides de Berlin, et qui permettra, par la comparaison des ascensions droites observées et calculées, de déterminer l'erreur possible dans la valeur de la masse de la lune adoptée dans ces éphémérides.

5° Mr. Lubbock a lu un Mémoire additionnel à celui qu'il avoit présenté au mois de janvier précédent, sur la détermination de l'orbite des comètès. L'auteur y donne les équations du problème développées jusqu'aux troisièmes et quatrièmes puissances du temps, qui doivent être négligées dans une première approximation; et il montre comment par une méthode très-simple, la distance de la comète à la Terre obtenue approximativement peut-être ensuite corrigée.

A la fin de la séance, le Président a informé la Société de l'acquisition qu'il a faite d'un objectif de onze pouces et sept dixièmes d'ouverture effective, et de dixneuf pieds de distance focale, construit, par Mr. Cauchoix, à Paris, avec du flint-glass de la fabrication de Mr. Guinand le père. Ce flint-glass, a-t-il ajouté, semble parfait, et c'est un exemple remarquable de ce qu'une industrie persévérante peut accomplir, sous l'empire même des circonstances les plus décourageantes.

A. GAUTIER.

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RUSSLANDS. Résultats de la mesure de degrés effectuée dans les provinces de Russie voisines de la mer Baltique; par Mr. STRUVE, directeur de l'Observatoire de Dorpat. (Traduit du N° 164 des Astronomische Nachrichten).

IL a déjà paru dans le T. XXXIX de la Bibl. Unie. une courte notice, tirée du N° 139 du Journal Astronomique, publié par Mr. Schumacher à Altona, sur la jonction de deux mesures de degrés de latitude exécutées en Russie. Aujourd'hui nous venons offrir aux lecteurs de ce Recueil la traduction de l'allemand d'un article plus étendu de Mr. Struve, publié dans le même Journal, sur la plus boréale de ces mesures, comprise entre les parallèles de 56o1⁄21⁄2 et de 60° et dont il a été lui-même chargé. A l'intérêt général qu'offre la relation d'une nouvelle mesure de degrés exécutée par un astronome aussi habile, se joint ici l'intérêt particulier que présente l'exposition de l'emploi de nouvelles méthodes d'observation, soit dans la partie astronomique soit dans la partie géodésique de l'opération. La singulière discordance qui paroît avoir lieu entre les résultats des deux parties d'un arc de latitude mesuré avec tant de

soins, offre, d'ailleurs, un exemple curieux de plus de la difficulté des déterminations de ce genre, aussi bien que des irrégularités locales qui peuvent exister à la surface et dans l'intérieur de la terre.

L'opération dont il s'agit, entreprise par l'université de Dorpat, a été exécutée par Mr. Struve de 1821 à 1827. Cet astronome a comparé ensuite, dans l'été de 1828, les perches qui lui ont servi pour la mesure d'une base, avec une toise de Fortin servant d'étalon, et a fait des expériences sur la dilatation de ces perches résultant de l'élévation de la température. Mr. Struve a effectué, enfin, le calcul définitif de toute la mesure, calcul auquel avoient déjà travaillé précédemment Mr. le professeur Paucker à Mittau et Mr. le baron de Wrangell, ce dernier ayant exécuté toute l'opération avec Mr. Struve. Cet astronome a cru devoir faire précéder la description complète de cette mesure qui devra être publiée, d'un exposé sommaire qui en présente au public instruit les principaux résultats. C'est cet exposé que nous allons traduire, en en supprimant quelques détails de calcul ou de valeurs numériques, et y ajoutant un petit nombre de notes explicatives.

Les triangles de la mesure dont il s'agit s'étendent presque exactement dans la direction du méridien de Dorpat, depuis la ville de Jacobstadt en Courlande jusqu'à l'île d'Hochland dans le golfe de Finlande, et comprennent entr'eux un arc du méridien de 3°35′,1 partagé par le parallèle de Dorpat en deux parties de 1°52′,7 et de 1°42′,4.

L'extrémité sud de l'arc mesuré se trouve sur un ter

rain libre devant la ville de Jacobstadt, sur le bord méridional de la Dwina, à une hauteur de 41 toises audessus de la mer Baltique. Elle correspond à une muraille dans laquelle se trouve enchassée une perche. Le pays environnant est très-plat, et la colline de Daborskaln, l'une de nos stations, est la seule élévation remarquable qui se présente dans un éloignement de plus de 7000 toises. La sommité de cette colline est élevée de 40 toises au-dessus du niveau de Jacobstadt. Vingt triangles lient Jacobstadt avec Dorpat, et leurs sommets se trouvent sur les points les plus élevés du pays, à l'exception de deux d'entr'eux pour lesquels on a choisi des tours. Entre ces hauteurs, se distingue le Gaisekaln (Luftberg) élevé de 160 toises au-dessus de la mer Baltique.

La station moyenne principale de l'arc mesuré est le centre de la tour de l'Observatoire de Dorpat, où se trouve maintenant établie la grande lunette achromatique de Fraunhofer. C'est en ce point qu'ont été faites les observations géodésiques et astronomiques pour cette mesure. Le sol de l'Observatoire est élevé de 34 toises au-dessus de la mer Baltique, au bord d'une vallée où coule l'Embach, à peu près à la même hauteur que tout le pays environnant, qui, à un éloignement de plusieurs milles géographiques, ne présente aucune élévation de plus de 20 toises. Douze triangles lient Dorpat avec le signal établi sur la pointe de Mäggi-Pälüs dans l'île d'Hochland. Trois de ces stations sont des tours, les autres sont des hauteurs, dont la plus considérable, située près du domaine de Sall, est élevée de 86 toises au

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