Victor Hugo

Forsideomslag
Calmann Lévy, 1892 - 388 sider
 

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Side 9 - J'eus dans ma blonde enfance, hélas! trop éphémère, Trois maîtres : — un jardin, un vieux prêtre et ma mère. Le jardin était grand, profond, mystérieux, Fermé par de hauts murs aux regards curieux, Semé de fleurs s'ouvrant ainsi que des paupières, Et d'insectes vermeils qui couraient sur les pierres ; Plein de bourdonnements et de confuses voix; Au milieu , presque un champ ; dans le fond presque un bois.
Side 258 - C'est de dire : Allons ! mourons ! Et c'est d'avoir à la bouche La salive des clairons. L'acier luit, les bivouacs fument; Pâles, nous nous déchaînons; Les sombres âmes s'allument Aux lumières des canons. Et cela pour des altesses Qui, vous à peine enterrés, Se feront des politesses Pendant que vous pourrirez...
Side 250 - Je l'avais saisi par la bride; Je tirais, les poings dans les nœuds, Ayant dans les sourcils la ride De cet effort vertigineux. C'était le grand cheval de gloire, Né de la mer comme Astarté, A qui l'aurore donne à boire Dans...
Side 279 - T'eût chargé de défendre une porte d'Argos; Cinégyre t'eût dit : Nous sommes deux égaux! Et tu serais admis au rang des purs éphèbes Par Tyrtée à Messène et par Eschyle à Thèbes. On graverait ton nom sur des disques d'airain; Et tu serais de ceux qui, sous le ciel serein, S'ils passent près du puits ombragé par le saule. Font que la jeune fille ayant sur son épaule L'urne où s'abreuveront les buffles haletants, Pensive, se retourne et regarde longtemps.
Side 204 - Or, ce que je voyais, je doute que je puisse Vous le peindre. C'était comme un grand édifice Formé d'entassements de siècles et de lieux ; On n'en pouvait trouver les bords ni les milieux...
Side 269 - ... L'occident était blanc, l'orient était noir, Comme si quelque bras sorti des ossuaires Dressait un catafalque aux colonnes du soir, Et sur le firmament déployait deux suaires. Et la nuit se fermait ainsi qu'une prison. L'oiseau mêlait sa plainte au frisson de la plante. J'allais. Quand je levai mes yeux vers l'horizon, Le couchant n'était plus qu'une lame sanglante. Cela faisait penser à quelque grand duel D'un monstre contre un dieu, tous deux de même taille; Et l'on eût dit l'épée...
Side 333 - L'ange a pour chrysalide une hydre ; sache attendre ; Penche sur ces laideurs ton côté le plus tendre; C'est par ces noirceurs-là que toi-même es monté. Dieu ne veut pas que rien, même l'obscurité, Même l'erreur qui semble ou funeste ou futile, Que rien puisse, en criant : Quoi! j'étais inutile! Dans le gouffre à jamais retomber éperdu; Et le lien sacré du service rendu, A travers l'ombre affreuse et la céleste sphère, Joint l'échelon de nuit aux marches de lumière.
Side 218 - Nos deux noms iront ensemble Jusqu'à nos derniers neveux. Souviens-t'en, si bon te semble ; N'y songe plus, si tu veux. Je baisse mes yeux, j'en ôte Tout regard audacieux ; Entrez sans peur, roi mon hôte ; Car il n'est qu'un astre aux cieux; Cet astre de la nuit noire, Roi, ce n'est pas le bonheur, Ni l'amour, ni la victoire, Ni la force ; c'est l'honneur. Et moi qui sur mon armure Ramasse mes blancs cheveux, Moi sur qui le soir murmure, Moi qui vais mourir, je veux Que, le jour où sous son voile...
Side 287 - Ces mots mystérieux que Jeanne dit à George, C'est l'idylle du cygne avec le rouge-gorge, Ce sont les questions que les abeilles font, Et que le lys naïf pose au moineau profond...
Side 11 - L'accent grave et sonore de la langue du Gid passa dans son style ; la terre du Romancero le naturalisa, comme Corneille, et le marqua profondément des signes de sa race. Les influences nouvelles, les accroissements successifs n'effacèrent pas ce façonnement primitif.

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