La philosophie de Victor Hugo: philosophie générale, théorie du progrès, applications sociales

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F. R. de Rudeval, 1905 - 234 sider
 

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Side 83 - Mourant pour s'épurer, tombant pour s'élever, Sans fin, ne se perdant que pour se retrouver, Chaîne d'êtres qu'en haut l'échelle d'or réclame, Vers l'éternel foyer volant de flamme en flamme, JuSte éclos du pervers, bon sorti du méchant, Montant, montant, montant sans cesse, et le cherchant, Et l'approchant toujours, mais sans jamais l'atteindre, Lui, l'être qu'on ne peut toucher, ternir, éteindre, Le voyant, le vivant, sans mort, sans nuit, sans mal, L'idée énorme au fond de l'immense...
Side 15 - ... distinguai, confuses et voilées, Deux voix, dans cette voix l'une à l'autre mêlées, De la terre et des mers s'épanchant jusqu'au ciel, Qui chantaient à la fois le chant universel; Et je les distinguai dans la rumeur profonde, Comme on voit deux courants qui se croisent sous l'onde.
Side 90 - Sans quoi, comme l'enfant guidé par des lisières, L'homme vivrait, marchant droit à la vision. Douter est sa puissance et sa punition. Il voit la...
Side 59 - La porte affreuse, et faite avec de l'ombre, est lourde ; Par moments, on entend, dans la profondeur sourde, Les efforts que les monts, les flots, les ouragans, Les volcans, les forêts, les animaux brigands, Et tous les monstres font pour soulever le pêne. Et sur cet amas d'ombre et de crime et de peine, Ce grand ciel formidable est le scellé de Dieu.
Side 216 - L'épanouissement du genre humain de siècle en siècle, l'homme montant des ténèbres à l'idéal, la transfiguration paradisiaque de l'enfer terrestre, l'éclosion lente et suprême de la liberté, droit pour cette vie, responsabilité pour l'autre; une espèce d'hymne religieux à mille strophes, ayant dans ses entrailles une foi profonde et sur son sommet une haute prière; le drame de la création éclairé par le visage du créateur, voilà ce que sera, terminé, ce poème dans son ensemble;...
Side 17 - Ce siècle est grand et fort ; un noble instinct le mène. Partout on voit marcher l'Idée en mission; Et le bruit du travail , plein de parole humaine , Se mêle au bruit divin de la création.
Side 46 - Le second infini n'est-il pas pour ainsi dire sous-jacent au premier? n'en est-il pas le miroir, le reflet, l'écho, abîme concentrique à un autre abîme ? Ce second infini est-il intelligent lui aussi ? Pense-t-il ? aime-t-il ? veut-il ? Si les deux infinis sont intelligents, chacun d'eux a un principe voulant, et il ya un moi dans l'infini d'en haut comme il ya un moi dans l'infini d'en bas. L/e moi d'en bas, c'est l'âme ; le moi d'en haut, c'est Dieu.
Side 90 - A la fatalité, loi du monstre captif, Succède le devoir, fatalité de l'homme'. Ainsi de toutes parts l'épreuve se consomme, Dans le monstre passif, dans l'homme intelligent, La nécessité morne en devoir se changeant, Et l'âme, remontant à sa beauté première, Va de l'ombre fatale à la libre lumière... Et pour se racheter, l'homme doit ignorer... Sans quoi, comme l'enfant guidé par des lisières, \. Devoir, fatalité de l'homme...
Side 43 - Je sais que l'Inconnu ne répond à l'appel Ni du calcul morose et lourd, ni du scalpel ; Soit. Mais j'ai foi. La foi, c'est la lumière haute. Ma conscience en moi, c'est Dieu que j'ai pour hôle.
Side 42 - La loi morale est le fil trouvé dans le labyrinthe. Je sens de la chaleur, j'avance, c'est le bien; je sens du froid, je recule, c'est le mal. L'affinité de Dieu avec mon âme se manifeste par une ineffable caresse obscure quand je m'approche de lui. Je pense, je le sens près de moi; je crée, je le sens plus près; j'aime, je le sens plus près; je me dévoue, je le sens plus près encore.

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