Victor Hugo: l'homme et le poète

Forsideomslag
Société française d'imprimerie et de librairie, 1890 - 405 sider
 

Hvad folk siger - Skriv en anmeldelse

Vi har ikke fundet nogen anmeldelser de normale steder.

Andre udgaver - Se alle

Almindelige termer og sætninger

Populære passager

Side 370 - O Seigneur! a quitté ma couche pour la vôtre; Et nous sommes encor tout mêlés l'un à l'autre, Elle à demi vivante et moi mort à demi.
Side 292 - Il est si beau , l'enfant, avec son doux sourire , Sa douce bonne foi , sa voix qui veut tout dire , Ses pleurs vite apaisés, Laissant errer sa vue étonnée et ravie , Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie Et sa bouche aux baisers ! Seigneur!
Side 368 - L'ombre était nuptiale, auguste et solennelle ; Les anges y volaient sans doute obscurément, Car on voyait passer dans la nuit, par moment, Quelque chose de bleu qui paraissait une aile. La respiration de Booz qui dormait, Se mêlait au bruit sourd des ruisseaux sur la mousse.
Side 377 - La borne du chemin, qui vit des jours sans nombre, Où jadis pour m'attendre elle aimait à s'asseoir, S'est usée en heurtant, lorsque la route est sombre, Les grands chars gémissants qui reviennent le soir.
Side 21 - Louis, quand vous irez, dans un de vos voyages, Voir Bordeaux, Pau, Bayonne et ses charmants rivages, Toulouse la romaine, où dans des jours meilleurs J'ai cueilli tout enfant la poésie en fleurs, Passez par Blois. — Et là, bien volontiers sans doute, Laissez dans le logis vos compagnons de route, Et tandis qu'ils joueront, riront ou dormiront, Vous, avec vos pensers qui haussent votre front, Montez à travers Blois cet escalier de rues Que n'inonde jamais la Loire...
Side 90 - Il a donc pensé que si l'on plaçait le mouvement de l'Ode dans les idées plutôt que dans les mots...
Side 237 - Les astres émaillaient le ciel profond et sombre ; Le croissant fin et clair parmi ces fleurs de l'ombre Brillait à l'occident, et Ruth se demandait, Immobile, ouvrant l'œil à moitié sous ses voiles, Quel dieu, quel moissonneur de l'éternel été Avait, en s'en allant, négligemment jeté Cette faucille d'or dans le champ des étoiles.
Side 69 - II lui pétrit le crâne en ses ongles ardents Sous l'armet d'où le sang sortait comme d'un crible, Le jeta mort à terre, et s'envola terrible.
Side 113 - Alors, oh ! je maudis, dans leur cour, dans leur antre, Ces rois dont les chevaux ont du sang jusqu'au ventre. Je sens que le poète est leur juge; je sens Que la Muse indignée, avec ses poings puissants, Peut, comme au pilori, les lier sur leur trône, Et leur faire un carcan de leur lâche couronne, Et renvoyer ces rois, qu'on aurait pu bénir, Marqués au front d'un vers que lira l'avenir!
Side 380 - C'étaient Eve aux cheveux blanchis, et son mari, Le pâle Adam, pensif, par le travail meurtri, Ayant la vision de Dieu sous sa paupière. Ils venaient tous les deux s'asseoir sur une pierre, En présence des monts fauves et soucieux, Et de l'éternité formidable des cieux. Leur œil ti-iste rendait la nature farouche.

Bibliografiske oplysninger