Billeder på siden
PDF

conferve pendant fa vie ces _marques & _ces qualiœz. Nous rendons noflre corps lcger , & marchons (ans bruit, lOrs que nous le voulons , & que nos forces le permettent, & cela par le moyen de l’imagin3tion qui dirige le mon. ve_menr des efprits animaux âune agilité fi fubtile , qu’il femble quelquefois que le corps vole en l’air, avec une promptitude figrande, que fonmouvemenr le rend invifible, & échape aux Îcns , comme aux tours de main des Bafieleurs , &autres de cette

4

[graphic]

GALAHT. q’ hature , dans lefquclà l'imagi. nation 'efi fuperieure tout à fait aux fenS : & lie leurs facultez comme par une efpece'de fafcinarion. > . Lors que nous appliquons fortement quelqu'un de nos fens à un objet; tous les au— tres fens l‘ont perdus ,' &_.ne four point leur fonûion, à raifon que leurs elprirs les abandonnent pour (vivre la pûillance5quiel’t alorslc plus en mouvement.

Quelquefois aufli les puiflances fuperieures, & l’ame l’emportent abl‘olumenr fur

les'inferieures, ô: fut le corps . mei‘me . quelque refiliancd

qu’il puiile faire. Nous en a? ‘ Vous l'exemple dans les c"lxtay fes aufquelles les efprits _rçn: fit_ifs,les iÏmagiriàtii‘s & les er curfifs moment & deviennent intellc&uels , & ainfi s’arrachent immediaremenr âî l’ame,pour l’aider & faire fes medimtions & operation5 tout à fait fpiritnellcs.Lts ef# prirs infericurs aux intellec-‘ tuels , abandonnent les l‘en-s, l’imagination a & la puifiance difcurfive , lciquellcs trois puifl"anpces demeurent alors

[graphic]

oasaur. u

[ans aé‘tion , & comme perclulès pour un tcmps,&jufqucsâ ce que la Forte application de l’ame à fou objet l‘pirituel fe foir.un peu relâchée , & ait' donné aux c[‘prits des i‘ens de l‘imagination & du raiibnnement. la liberté de retourner à leurs puifi‘ances , & de re' commencer leurs Fon&ions. v Il y a même deux cxtafes fi cxrrêmc5 8: il profondes. qu'elles obligent lcsefprits les plus groflicrs du corps. & qui luy Pour les plus arrachez, à [hivrc les efprits fuperieurs & plus l‘ubtils ,& comme 6 l’a—î Fe12rier‘ 1694. ' °

me devoir en ce{rencontrd f‘onir hors de [on domicile groflier , elle enleve le corps au deflus de la terre, & le tient ful‘pendu en l’air , fans mouvement . fans lentiment, ny chaleur apparente, roide comme un pieu 3 & quelquefois tout droit en perpendiculcs ainfi qu’il arriveà des perfonnes tires-pures & détachées de .la matiere , qui s’appliquent fortement à la contemplation des chofes purement fpi-7 rituelles , faintes &<iwines. L'on a veu- aufli de Faints Perfonnages , qui annonçant

[graphic]
« ForrigeFortsæt »