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y a de plüs proportionné 5 .l’ame a & que le plus groflier ne peut avoir aucune liaifon ny commerce avec l’arme, que par le moyen du plus [ubtil corporel;& c’el‘r ce plus l‘ubtil & moins compofé , qui ePr comme l'Evdirc& l'envelope dclicare ô: proportionnée a la fimpliciré de l'arme, qui (en a retenir dans l‘homme pendant fa vie , non l‘eulcmenr les eÎprirs naturels vegcratil‘s , fenfirifs. & imaginar1fs , pour les actions corporelles , mais encore les difcurfifs, & lnteL lc&uels pour les notions &

GALAH'Î- 43 ton’noilïances fpitituelles de l’aine. ' -, \ Cet Evefire.pendant la vie temporelle confifiel tant0fl: ' dansles elprits les plus lubrils &lcs plus'éputez qui fervent à l’entendement s rantoPc c’ell: dans l'efprit difcurfif. tamofl dans l’imaginatiF, & tantofl: dansle [enfit1fou naturel , felon que l’ame s‘applique à des objets plus ou moins corporels. ou à de plus & moins fpirituels , s’habituant ainfi avec les uns &Jes autres» ou avec les uns plus qu’avec les aurres, ce qui€ait les efiats_

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difl‘aens de l’homme“. jul‘quéÿ à l’heure de fa mort.

Pendant que ces efprits de-Â meurent aflcûcz des qualicm élementaircs qui leur con—s Viennent ,& qui onr eflé remarquées dans la Phyfique; l'homme continué fa vie temporelle, mais lors que les proportions de ces qualitez

remieres viennent à ceffer par l’arrivée d'une trop gran— de quantité de chaleur. ou de froideur, d‘humidité , ou de fecherefle, les el'prits qui l‘a trouvent alors les plus in

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GALANT. 45

abandonnant les autres, de-. meurent attachez à l’ame» & partant le corporel groflier ne retient que les efprits les plus greffiers , 6; non proe portionnez à la vie; & aim fi_ l'homme femble mourir. parce que [a vie corporelle celle; mais ces el‘prirs ne fçau. roient efire fepareZ les uns des autres , qu’en futhant une excrême violence & douleur , efiant tres- fenfitifs, comme il le voit ordinairemenr à l’approche du moment de la mort.

Or l’arne par l’habitude

qu‘elle contra&e pendant lâ vie avec ces Efprits , commu-‘ nique de l’incortùpttbilité à ceux qui le trouvent unis étroitement avec elle. au rua—À ment de la mort, & il n’y a que le corps grqflier, de les efprits attachez à ce corps‘. qui foient iujets à une totale corruption , c’efl: à dire la mort.

Les quintefl‘encts que l'on tire des mixtes deviennent fi pures & fi dégagées de la matie_re par divert‘:s diflillarions reirerées, qu‘elles font comme (prunelles & incorrupti—

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