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lance, plus il jouïssoit de la conversacion & de fa veuči, plus les nouveaux charmes qu'il luy découvrais donnoienc de force à fa paflion. Elle fut enfin fi violenec que n'en pouvant devenir de maiETC& connoiffant que la Dame eftoit d'une verou & d'une lagesíc à ne fe promettre rien quis fuft contraire à sa gloire, il ne se put cmpescher de luy proposer un mariage. Cerre proposition la mic dans quelque embarras. Le Financier estoic riche, & d'un tour d'esprit qui luy convenoit af,

fcz » & en l'épousant clle fe mettoir dans un érac d'opulcocc qui nc pouvoir quc

luy fairc un forr grand plaisir, mais il luy fâchoit qu'on la vist la Femme d'un homme d'affaiTCs , aprés avoir osté celle d'un Officier distingué, qui luy avoit laissé un rangi dans le monde, & combattuë pár ces divers interests, elle demanda du temps pour prendre unc resolution determinéc. L'incertitude où elle mit lc bon. -hcur du Financier, l'epflam. mant de plus en plus,il la prefsa fi fort dc luy dire ce qui en

estoic la cause, qu'elle youlut bica luy avouer, que portant un pom renda illustre par un grand nombtc d'actions fort éclarantes elle avoit peine à y renoncer. Le Financier ref. va quelque temps, & luy dit enlaite qu'il fufficit qu'il l'aimaft pour la vouloirfatisfaire en coures choses , & qu’afin

qu'elle 'pult toujours garder son nom,il n'y avoit qu'à tenir leur mariage fecret; que même bcaucoup de raisons qui regardoient sa fortune, l'o. bligeoient à souhaiter qu'il ne fustpoint sccu.& qu'ils n'en

vivroiene que plus heureux : puis que leur amour ayant toutjours un air de myftere, en aus roirplus d'agrément. La Dame, aprés avoir un peu raisonné, s'accommoda du party. Les fentimens qu'elle avoit pour de Marquis , dont elle n'avoit rien à esperer, s'estant affoi. blis par son absence, fon coeur luy paroissoit assez libre. Elle demcuroit toujours ce qu'elle estoit à l'égard du monde , & on la tiroit d'inquietude en Tuy fournissant dequoy loutenir une dépense qu'elle n'cuft pû faire sans ce ma

riage. Il fut conclu fi focictement qu'on n'en cuc pas le moindre foupçon. Le Financier regloir les visites selon de

cemps que luy laisfoieni fos affaires, & comme ils en retranchoient l'aflidunépour ne poine donner de pretexte aux sonres, ils évitoient les dégoufts que caufe ordinaires yment aux gens mariez la neo ceffaré de fc voir fans celic. Aprés deux mois paflez de la forte avec une égale fatisfaction de l'an & de l'autre, le Financier parut resveur & chagrin. La Dame luy en fic

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