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Du bon saint Nicolas,

Dans ses draps,
Elle prend la relique.
L'on vit, par un scandale affreux

Bien loin de nos pensées,
Les reliques des bienheureux

En France renversées.
Mesdames, qui ne voudrait pas,

Ferme et vrai catholique,
Du bon saint Nicolas,

Dans vos draps,
Relever la relique ?

LE MARIAGE DU PAPE.

AIR :

Vite en carrosse,

Vite à la noce,
Juifs et chrétiens, tout le monde est prié.

Vite en carrosse,

Vite à la noce,
Alleluia ! le pape est m
Ainsi chantait un fou que je crois sage,
Sinon qu'en pape il s'érigeait un jour,
Disant : Corbleu! tâtons du mariage,
Pour le clergé sanctifions l'amour.

Vite en carrosse, etc.
Oui, je suis pape et prends femme qui m'aime.
Chantons, dansons, bonne chère et bon vin!
Faisons la noce , et qu'avant neuf mois même
Mon premier né soit tenu par Calvin.

Vite en carrosse,

etc.

.

Sur l'Évangile on a fait un long somme;
Réveillons-nous, desservans du saint lieu.
Pour nous sauver quand un Dieu s'est fait homme,
De son vicaire Osons-nous faire un Dieu !
Vite en carrosse,

etc.
Du célibat rompez , rompez l'cntrave,
Prélats, curés, chartreux et capucins ;
Vous, plus d'erreurs, Florentins du conclave :
La foi chancelle, il faut faire des saints.
Vite en carrosse ,

etc.
Nous étions tous intolérans en diable,
Nous changerons sous le joug conjugal;
On est moins prompt à damner son semblable,
Quand à le faire on s'est donné du mal.

Vite en carrosse, etc.
Ayons des mæurs, pour sauver du naufrage
L'Eglise

en butte à tous nos ennemis;
Mais, par réforme usant du mariage,
N'avouons pas que c'est in extremis.
Vite en carrosse,

etc. çà, ma papesse, un jour qu'on puisse dire Qu'en bons époux tous deux avons vécu; Vous le sentez , l'enfer mourrait de rire S'il apprenait que le

pape est cocu.

Vite en carrosse , etc.
Ainsi chantait ce fou que je crois sage,
Quand un impie arrive triomphant,
Pour nous parler d'un curé de village,
Que sa servante accuse d'un enfant.
Vite en carrosse,

eto.

LE FILS DU PAPE.

AIR : Lison dormait dans un bocage.

Ma mère , quittez la besace,
Le Pape avec vous 'a couclé;
Je cours lui rappeler en face
Qu'il fut un moine débauché.
Je lui ressemble ; il va, j'espère,
Me créer cardinal neveu.
Ah! ventrebleu, ah! sacrebleu ,
Saint-Père, au moins soyez

bon père
Ah! ventrebleu, ah! sacrebleu,
Qu je fous le saint-siége au feu.
Au sacré collége je frappe,
Vient un col tort : Allons, cagot,
Dis qu’un soldat vient voir le Pape,
Que je suis le fils de Margot;
Dis qu'aux moines Margot fut chère ,
Que moi d'être saint j'ai fait veu.
Al! ventrebleu, etc.
J'entre en faisant trois révérences ;
Sa Sainteté bâillait d'ennui:
Mon fils, veux-tu des indulgences ?
Non, dis-je, on s'en passe aujourd'hui.
J'ai, si j'en crois Margot ma mère ,
Vos goûts, votre nez, votre vil bleu.
Ah! ventrebleu! etc.
Quand mes trois seurs, pauvres filles,
Le soir , pour avoir un jupon,
Vendent le plaisir en guenilles,

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Au diable votre ame en répond.
Le diable vous sert de compère,
Ayez donc l'air d'y croire un peu.
Ah! ventrebleu, etc.
Il me répond : Dieu nous afflige,
Nous sommes pauvres, mon cher fils :
Mais du purgatoire, lui dis-je,
Où passent done tous les profits ?
Donnez-moi les os de saint Pierre,
Que je les vende à quelque Hébreu.
Ah! ventrebleu, etc.
Mon fils, l'Église est en souffrance,
Prends ces mille écus, et va-t'en.
Bon, dis-je, c'est argent de France;
Dans huit jours, j'en vais prendre autant.
Madrid paîra la bonne chère,
Paris l'amour, Naples le jeu.
Ah! ventrebleu, etc.
Adieu, Margot fera ripaille,
Mes soeurs seront catins d'un roi;
Quoique j'abborre la prêtraille,
D'un

apeau rouge affublez-moi.
De me transmettre votre chaire,
Bonhomme, occupez-vous un peu.
Ah ! ventrebleu , etc.

LE PORTE-COTON DU ROI.
AIR : V'la c'

que
c'est qu' d'aller au

bois.
D'un roi qu'on désirait, dit-on,
C'est moi qui suis porte-coton,
A la cour tenant bien ma place,

Je vois, quoi qu'il fasse ,

Le roi face face.
Français, lionorez tous en moi

Le porte-coton du roi.
Mes honneurs, long-temps abolis,
Refleurissent avec les lys.
Au Louvre enfin la bunne chère

De mon savoir-faire

Fait un ministère.
Français, honorez, etc.
L'an passé, l'on sait que céans
Nous avons craint mons d'Orléans;
Mais, de coton faisant dépense ,

Lui-même, je pense ,
Eut mal à la

panse. Français, honorez, etc. Aujourd'hui ne voilà-t-il

pas Qu'au nom du roi des Pays-Bas , Mon maître, qui respire à peine,

Tenant sa bedajne,

Près de moi se traîne.
Français , honorez, etc.
Fils d'un vaurien dont les projets
Donnaient la colique aux Anglais ,
Un autre petit personnage,

Malgré son bas âge,

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