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C'est en éclatant sur nos têtes
Que la foudre nous éclaira.

Si le dieu qui vous aime
Crut devoir nous punir,
Pour vous sa main ressème

Les champs de l'avenir.
Chers enfans, etc.
Enfans , l'orage, qui redouble,
Du sort présage le courroux.
Le sort ne vous cause aucun trouble ;
Mais à mon åge on craint ses co

S'il faut que je succombe
En chantant nos malheurs ,
Déposez sur ma tombe

Vos couronnes de fleurs.
Chers enfans, etc.

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LE CINQ MAI.

(1821)
AIR : Muse des bois et des accords champêtresi
Des Espagnols m'ont pris sur leur navire,

ily
Aux bords lointains où tristement j'errais.
Humble débris d'un liéroïque empire, '.
J'avais dans l'Inde etilé mes regrets.
Mais loin du Cap, après cinq ans d'absence,
Sous le soleil, je vogue plus joyeux. :?
Pauvre soldat, je reverrai la France :
La main d'un fils me fermera les yeux.
Dieux ! le pilote a crié : Sainte-Hélène!!"
Et voilà donc où languit le héros !
Bons Espaguols, là s'éteint votre haine ::.;
Nous maudissons ses fers et ses bourreauki xo1)
Je ne puis rien, rien pour sa délivrance; of

1

.

1

Ne soufflez mot; retenez votre haleine;
Tremblez , enfans, vous qni jurez parfois!
Le dard caché, qu'à ces guêpes Dieu donne,
A fait périr des bergers, des troupeaux.
Allez , enfans; etc.
Petits Poucets de la littérature,
S'il vient un ogre,

évitez bien sa dent;
Ou, s'il s'endort, dérobez sa chaussure.
De s'en servir on peut juger prudent.
Non : qu'ai-je dit? Ah ! la

peur

déraisonne, Tous les partis rapprochent leurs drapeaux. Allez , enfans; etc.

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LA MUSE EN FUITE ,

our, il

MA PREMIERE VISITE AU PALAIS DE JUSTICÆ.
CHANSON FAITE A T'OCCASION DES PRE-

MIÈRES POURSUITES JUDICIAIRES. EXERCÉES
CONTRE MOI POUR LA PUBLICATION DE
MON RECUEIL,

AIR : Halte-là. ¿ 1.154,2
Quittez la lyre, ô ma muse
Pou. Et déchiffrez ce mandat.
Bien:
Vous

voyez qu'on vous accuse
Il ap? De plusieurs crimes d'État.
Sa

sonders
Pour un interrogatoire
D'

Au Palais comparaissons.
P
Plus de chansons pour

la gloire! 2

Pour l'amour plus de chansons! 2007
2jf! Suivez-moit! 100

300,il!
C'est la toi.
Suivez-moi , de par le roi.

roltecrdi 9is3 Inox crna) puis ?

Nous marchons, et je découvre
L'asile des souverains.
Muse , la Fronde en ce Louvre
Vit pénétrer ses refrains*.
Au Qui vive d'ordonnance,
Alors, prompte à s'avancer,
La chanson répondait : France !
Les gardes laissaient passer.

Suivez-moi ! etc.
La justice nous appelle
De l'autre côté de l'eau.
Voici la Sainte-Chapelle ,
Où l'on pria pour Boileau **.
S'il renaissait, ce grand maître ,
Le clergé, remis en train ,
En prison ferait peut-être
Fourrer l'auteur du Lutrin.

Suivez-moi ! etc.
Là, devant ce péristyle,
Un tribunal impuissant
Au bûcher livra l'Emile ***
Phénix toujours renaissant.
Muse, de vos chanson nettes,
Aujourd'hui l'on va tâcher

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* Jamais plus de chansons ne furent lancées de part et d'autre qu'à l'époque de la Fronde, et Blot et Marigni , chansonniers du temps, ne furent l'objet d'aucune poursuite.

** On dit que Boileau fut enterré dans l'église située sous la Sainte-Chapelle, où l'on voyait le fameux lutrin qui inspira l'un des ouvrages les plus parfaits de notre langue.

***On sait également que, par arrêt du parlement, l'Émile fut brûlé par la main du bourreau, et son auleur décrété de prise de corps.

De faire des allumettes
Pour rallumer ce bûcher.

Suivez-moi ! etc.
Muse, voici la grand' salle...
El quoi ! vous fuyez devant
Des gens en robe un peu sale ,
Par vous piqués trop souvent.
Revenez donc, pauvre sotte,
Voir prendre à vos ennemis,
Pour

peser une marotte,
Les balances de Thémis.

Suivez-moi ! etc.
Elle fuit, et chez le juge
J'entre, et puis enfin je sors.
Mais devinez quel refuge
Ma muse avait pris alors.
Gaîment avec la grisette
D'un président, bon humain,
Cette folle, à la buvette,
Répétait le verre en main :

Suivez-moi ! etc.

DENONCIATION
EN FORME D'IMPROMPTU,

A PROPOS DE COUPLETS QUI M'ONT ÉTÉ ENVOYÉS

PENDANT MON PROCÈS *.

AIR : du Ballet des Pierrots.

On m'a dénoncé, je dénonce ; Oui, je dénonce des couplets. * L'auteur ignorait que ces couplets fussent de mademoiselle de Froberville , d'Orléans.

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