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Ces juges , ces pairs avilis
Qui te prédisent des merveilles,
De mon temps jnraient que les lys
Seraient le butin des abeilles.
Parmi les nobles détracteurs
De toute vertu plébéienne ,
Ma nourrice avait des flatteurs,
Et cependant je suis à Vienne!
Sur des lauriers je me couchais ;
La pourpre

seule t'environne.
Des sceptres étaient mes hochets ;
Mon bourlet fut une couronne.
Méchant bourlet! puisqu'un faux pas
Même au Saint-Père ôtait la sienne :
Mais j'avais pour moi nos prélats,
Et cependant je suis à Vienne!
Quant aux maréchaux , je crois

peu
Que du monde ils t'ouvrent l'entrée.
Ils préfèrent au cordon bleu ,
De l'honneur l'étoile sacrée.
Mon père à leur beau dévoûment
Livra sa fortune et la mienne :
Ils auront tenu leur serment,
Et cependant je suis à Vienne !
Près du trône si tu grandis,
Si je végète sans puissance,
Confonds ces courtisans maudits,
En leur rappelant

ma naissance. Dis-leur : « Je puis avoir mon tour ; » De mon cousin qu'il vous souvienne. » Vous lui promettiez votre amour, » Et cependant il est à Vienne ! »

LES VENDANGES.

AIR : Pierrot sur le bord d'un ruisseau,

ou Air nouveau de M. Lorin.

L'aurore annonce un jour serein ;

Vite à l'ouvrage !
Et

reprenons courage.
Filletes , flûte et tambourin,
Mettez les vendangeurs en train.

Du vin qu'a fait tourner l'orage, Un vin nouveau bientôt consolera. Amis, chez nous la gaîté renaîtra.

} (bis.) Ah! ah ! la gaîté renaitra, Notre maire tourne à tout vent;

D'écharpe il change,

Et de tout vin s'arrange.
Mais, puisqu’ainsi ce bon vivant
De couleur changea si souvent,

Qu'avec son écharpe il vendange ,
Et de vin doux on la barbouillera.
Amis, elc.
Le juge qui, de vingt façons,

En robe noire,
Explique son grimoire,
Condamne jusqu'à nos chansons ;
Mais, grace au vin

que

nous pressons,
Que lui-même il chante après boire
La liberté, la gloire, et cætera.
Amis, etc.
Si le curé, peu tolérant, use

Gronde sans cesse
Et veut qu'on se confesse,

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Son gros nez rouge nous apprend
L'intérêt qu'à nos vins il prend.

Pour en boire ailleurs qu’à la messe,
Sur chaque mort qu'il dise un libera.
Amis, eic.
Que du châtelain en souci

L'orgueil insigne
Au bonheur se résigne,
Il verra les titres qu'ici
Noé nous a transmis aussi.

Ils sont sur des feuilles de vigne;
Aux parchemins il les préfèrera.
Amis, etc.
Beau pays, fertile et guerrier,

A la souffrance
Oppose l'espérance.
Au pampre
Olive, épi, rose et laurier.

Vendangeons, et vive la France !
Le monde un jour avec nous trinquera.
Amis, etc.

tu

peux marier

L'ORAGE.
AIR : C'est l'amour , l'amour.ricoh
Chers enfans, dansez, dansez ! 21 Sintija

Votre âgeshevaate UOY HO)
Échappe à l'orage : } } ]
Par l'espoir gaîment bercés, che

Dansez, chantez, dansez! 23637
A l'ombre de vertes charmilles,

STOV
Fuyant l'école et les lecons,
Petits garçons, petites filles,

Vous voulez danser aux chansons.

En vain ce pauvre monde
Craint de nouveaux malheurs ;
En vain la foudre grunde,

Couronnez-vous de fleurs !
Chers enfans, etc.
L'éclair sillon ne le nuage,
Mais il n'a point frappé vos yeux.
L'oiseau se tait dans le feuillage ;
Rien n'interrompt vos chants joyeux.

J'en crois votre allégresse ;
Oui, bientôt d'un ciel pur
Vos
yeux,

brillans d'ivresse,
Réfléchiront l'azur.
Chers enfans,etc.
Vos pères ont eu bien des peines ;
Comme eux ne soyez point trahis.
D'une main ils brisaient leurs chaines,
De l'autre ils vengeaient leur pays.

De leur char de victoire
Tombés sans déshonneur,
Ils vous lèguent la gloire;

Ce fut tout leur bonheur.
Chers enfans, etc.
Au bruit de lugubres fanfares,
Hélas ! vos yeux se sont ouverts.
C'était le clairon des barbares
Qui vous annonçait nos revers.

Dans le fracas des armes,
Sous nos toits en débris,
Vous mêliez à nos larmes

Votre premier souris.
Chers enfans, etc.
Vous triompherez des tempêtes
Où notre courage expira.

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