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Table des forces élastiques de la vapeur d'eau, et des températures correspondantes de 1 à 24 atmosphères d'après l'observation de 24 à 50 atmosphères, par le calcul.

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Températures correspondantes données par le therm. centig.

à mercure.

100o

112.2

121.4

128.8

135.1

140.6

145.4 (1)

149.06

153.08

156.8

160.2

163.48

166.5

169.37

172.1

177.1

181.6

186.03

190.0

193.7

197.19

200.48

203.60

206.57

209.4

212.I

214.7

217.2

219.6

221.9

224.2

226.3

236.2

244.85

252.55

259.52 265.89

Pression

sur

un centimètre

carré,

en kilog.

1.033

1.549

2.066

2.582 3.099

3.615

4.132

4.648

5.165

5.681

6.198

6.714

7.231

7.747

8.264

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(1) Les températures qui correspondent aux tensions de 1 à 4 atmosphères, inclusivement, ont été calculées par la formule de Tredgold, qui, dans cette partie de l'échelle, s'accorde mieux que l'autre avec nos observations.

RÉFLEXIONS SUR LA CAUSE DES AURORES BORÉALES (1). (American Journal of Science and Arts, T. XVI. N° 2, Juillet 1829.)

On a fait de nombreux essais pour expliquer ce phénomène ; jusqu'à présent aucune théorie satisfaisante n'a été proposée, parce qu'aucune des hypothèses ne reposoit sur un nombre suffisant de faits. Si les suppositions admises dans l'explication suivante sont fondées, comme on le pense, sur des faits reconnus, on aura peutêtre fait quelque progrès dans cette recherche.

La première question qui se présente ici, est celle de savoir quelle est la cause immédiate du phénomène. Il paroît généralement accordé que l'électricité, sous une forme quelconque, est cette cause immédiate. L'extrême rapidité avec laquelle l'aurore boréale s'élance au-dessus de l'horizon et se répand sur la voûte céleste, ne peut convenir à aucune autre substance connue, qu'à l'électricité. Dans quelques-unes de ces périodes remarqua

(1) Les amateurs de la science dans le nouveau continent ne se bornent pas tous à l'observation des faits; marchant sur les traces de Franklin, ils s'essaient dans les recherches théoriques. Après toutes les hypothèses avancées pour l'explication de l'Aurore Boréale, celle qui fait l'objet de cet article nous a paru mériter l'examen. Elle se rattache au sujet qui fut traité d'une manière si brillante par le premier des savans de l'Unión. (R.)

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bles, où le phénomène se montre sous sa forme la plus redoutable, il offre quelque rapport avec la chaîne électrique des nuages orageux. Si nous ajoutons à ces faits la découverte faite en dernier lieu par les physiciens français, de l'action de l'aurore boréale sur l'aiguille aimantée, il ne sauroit rester que peu de doute sur la nature de l'agent qui donne lieu à ce brillant spectacle.

La seconde question est celle de savoir ce qui occasionne une pareille accumulation d'électricité vers le pôle nord, et par quels moyens elle s'élève, de manière à produire l'effet observé.

La solution de cette question présente de beaucoup plus grandes difficultés que celle de la première, et on peut dire qu'elle renferme toute la théorie du phé

nomène.

Avant d'aller plus loin dans le développement de cette théorie, je ferai remarquer que les différentes espèces de minéraux, quoique combinées entr'elles sous diverses formes et dispersées sur tout le globe par suite des convulsions qu'il a éprouvées, sont cependant réparties de manière que telles espèces abondent en certaines régions, et ne se trouvent presque point dans d'autres je n'examine point actuellement si cette répartition est soumise, ou non, à quelque loi déterminée. Ainsi, par exemple, l'or, l'argent, le platine et le mercure, quoique se rencontrant dans d'autres zones, sont particulièrement abondans dans les régions tropiques; le cuivre, le plomb et l'étain, occupent les latitudes élevées; le fer (à l'exception du fer météorique) est le produit des régions du nord. De

plus, j'admettrai comme des vérités reconnues, les faits minéralogiques suivans.

-1° Au sud de l'équateur on ne trouve point de masses considérables de fer, sous quelque forme que ce soit. Il est vrai que nos connoissances sur la minéralogie des contrées qui sont au-delà de cette limite géographique sont extrêmement bornées; mais aussi loin que le continent d'Amérique a été exploré par Mr. de Humboldt et d'autres voyageurs modernes, aucune masse de ce minéral n'a été découverte dans les régions méridionales, et autant que nous pouvons l'affirmer, nous n'avons aucune raison de penser qu'il y ait lieu d'en trouver dans ces mêmes régions sur le continent de l'ancien monde.

-2° Le fer ne se trouve pas par grandes masses audessous du 32 parallèle de latitude nord. Là la région du fer commence et s'étend vers le pôle nord aussi loin que les terres. La plus grande accumulation de ce métal, se trouve entre le 45° et le 65o parallèle. Maintenant, dans toute la recherche qui nous occupe, cette région du fer peut être considérée comme distincte du reste du globe, et comme offrant un centre d'action électrique. En d'autres termes, la théorie que j'ai en vue consisteroit à admettre, que le fluide électrique est graduellement soutiré des nuages et de l'atmosphère ambiante par les pics des hautes montagnes, et en général, par la région où se trouve le fer. L'influence du fer pour désarmer les nuages graduellement et sans bruit est démontrée par l'appareil bien connu, dans lequel une verge de fer placée sur le toit d'une maison, descend

usque

dans une des chambres; là, comme on sait, lors qu'un nuage orageux s'approche à une distance moindre que deux milles, on peut tirer de cette verge, si elle est isolée des étincelles électriques; mais si elle communique par une chaîne avec le sol, cet effet n'a plus lieu et le fluide passe imperceptiblement dans la terre. Or, si telle est l'étendue de l'influence d'une simple verge pour enlever aux nuages et à l'atmosphère, le fluide électrique dont ils étoient chargés, quel ne doit pas être l'effet de ces masses immenses de fer, situées dans les régions du nord, pour attirer graduellement ce même fluide ?

Cette hypothèse est appuyée par le fait bien connu, qu'au sud de l'équateur les orages accompagnés de tonnerres, sont beaucoup plus fréquens et plus terribles qu'au nord de cette ligne, et en particulier dans la région du fer. Ce fait remarquable ne peut s'expliquer d'une manière satisfaisante, qu'en supposant qu'au sud de l'équateur le fluide électrique s'accumule dans l'atmosphère jusqu'à ce que, l'équilibre tendant à se rétablir, il se précipite par torrens sur la terre ou sur les eaux; tandis qu'au nord et surtout dans la région que nous avons indiquée, il est lentement absorbé sans bruit et sans éclat.

Reste encore à résoudre une question d'une grande difficulté, celle de savoir ce qui détermine le fluide électrique à s'élever près du pôle, et quel est le milieu dans lequel s'opère ce mouvement. Ici je dois admettre une autre supposition, si l'on doit donner ce nom à une assertion qui est aussi bien. démontrée qu'elle peut

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