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L'Évangile dit que Jésus-Christ ayant emmené Pierre, Jacques et Jean sur une haute montagne, il se transfigura à leurs yeux : en même temps ils virent paraître Moise et Élie. Tandis qu'ils étaient sur la montagne, un homme présenta aux disciples de Jésus-Christ son fils, qui était possédé du démon, mais ils ne purent le guérir. Il n'y a donc pas là véritablement une double action, puisque les deux scènes eurent lieu simultanément, et que le sujet ne peut bien s'expliquer qu'à l'aide des deux épisodes. Dans aucun tableau on ne pourrait trouver une ordonnance aussi bien combinée, des figures aussi bien groupées, des draperies aussi bien jetées, et un dessin plus pur. Sa couleur même est supérieure à celle des autres tableaux de Raphaël. La figure du jeune possédé est un parfait modèle de la douleur où la beauté n'est pas altérée.

Dans le haut du tableau, on voit le fils de Dieu resplendissant de lumière. Les deux prophètes qui l'accompagnent sont dans une attitude respectueuse; les trois apôtres témoignent leur surprise du nouveau miracle qui frappe leurs yeux.

Raphael fit ce tableau pour le cardinal Jules de Médicis, archevêque de Narbonne: il devait décorer la cathédrale de cette ville; mais le peintre mourut au moment où il venait de le terminer. Le tableau resta au palais de la Chancellerie, puis placé ensuite à Saint-Pierre in montorio. Cédé à la France par le traité de Tolentino, il orna le Musée du Louvre jusqu'en 1815, et retourna alors au Musée du Vatican.

En 1757, Ét. Pozzi fit une copie en mosaïque pour l'église. de Saint-Pierre. Il a été gravé par Raphaël Morghen en 1804.

Haut., 12 pieds 6 pouces; larg., 8 pieds 8 pouces.

M 2

331.

ITALIAN SCHOOL. 00000000 RAFFAELLE. 0000000000000000000. ROME.

THE TRANSFIGURATION.

The Gospel says, that Jesus-Christ having taken Peter, James and John on a high mountain, he was transfigured before them: at the same time they saw appear Moses and Elias. Whilst they were on the mountain, a man brought to the disciples of JesusChrist his son,

who was possessed with a demon, but they could not cure him. Since then both scenes take place simultaneously, and that the subject can properly be explained, but by means of two episodes, the action is not, in fact, twofold. In no picture, could be found, a composition so well arranged, figures so well grouped, draperies so well thrown, and purer designing. Even the colouring is superior to that of Raffaelle's other pictures. The figure of the young lunatic is a perfect model of pain, in which beauty is not changed.

In the upper part of the picture, the son of God is seen shining with light. The two prophets, who accompany him, are in a respectful attitude: the three apostles testifiy their surprise at the new miracle which strikes their sight.

Raffaelle did this picture for the cardinal Julius di Medici, Archbishop of Narbonne : it was to decorate the cathedral of that city, but the artist died just as it was finished. It remained in the palace of the chancery, and was subsequently removed to San Pietro in Montorio. Ceded to France by the treaty of Tolentino, it adorned the Louvre till 1815, when it returned to the Vatican Museum.

In 2757, Steph. Pozzi made a copy of it in mosaic, for the church of St. Peter. It was engraved in 1804, by Raphael Morghen. Height, 13 feet 3 inches; width, 9 feet 2 inches.

ÉCOLE ITALIENNE. 00000. BARBIERI. 000006 GALERIE DE FLORENCE.

APOLLON ET MARSYAS,

Suivant Apulée, Marsyas était fils de Hyagnis; il vécut en Phrygie 1500 ans avant J. C. C'était un habile joueur de flûte, qui, dit-on , osa défier Apollon de produire avec sa lyre autant d'effet qu'il en obtiendrait avec sa flûte. Les Muses, juges de ce combat, accordèrent la palme au dieu de la musique, et, suivant l'usage du temps, le vaincu fut à la discrétion du vainqueur. Il en usa d'une manière terrible en faisant écorcher vif le malheureux Marsyas. Quelques auteurs ont été même jusqu'à prétendre que le dieu se chargea lui-même d'exécuter l'horrible punition. C'est cette version qu'a suivie le peintre Jean-François Barbieri, connu sous le nom de Guerchin.

On peut s'étonner de voir suspendu à l'arbre auquel est lié Marsyas un violon, et non pas une lyre. Les figures que

l'on voit dans le fond sont celles de quelques habitans des forêts, à qui la mort du pauvre musicen causa tant de larmes, que, suivant Ovide, elles donnèrent naissance au fleuve qui arrose la Phrygie sous le nom de Marsyas.

Ce tableau fait partie de la galerie de Florence; il a été gravé

par Massard.

Larg., 7 pieds; haut., 6 pieds 6 pouces.

Nora. C'est par erreur que les premières épreuves de la planche portent le nom de J. C. Loth.

ITALIAN SCHOOL. 000000000000 BARBIERI. 00000000 FLORENCE GALLERY.

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By Apuleius' account, Marsyas was a son of Hyagnis, and lived in Phrygia, 1500 years before Christ. He was a skilful flute player, who, it is said, dared to challenge Apollo to produce, with his lyre, as much effect, as he could with his flute. The muses, who were the umpires in this match, adjudged the victory to the god of music. According to the custom of those times, the conqueror had bis vanquished rival, at his discretion, and, in this case, he made a cruel use of his advantage, flaying alive the unfortunate Marsyas. Indeed, some authors have even gone so far, as to affirm, that the god took upon himself, the executing of this horrible punishment. This latter assertion has been followed by Giovanni Francesco Barbieri, known under the name of Guercino.

It is a rather singular circumstance to find a violin, instead of a lyre, on the tree, to which Marsyas is fastened. The figures, seen in the back-ground, are those of some inhabitants of the forests, from whom the death of the luckless musician, drew such abundant tears, that, Ovid says, they gave rise to the river Marsyas, which runs through Phrygia.

This picture forms part of the Florence gallery : it has been engraved by Massard.

Width, 7 feet 5 inches; height, 6 feet 10 inches.

Note. It is by mistake, that a few of the first proofs of the plate bear the name of J. C. Loth.

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