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ÉCOLE HOLLANDAISE. 000000 F. MIERIS. ococco GAL. DE L'ERMITAGE.

LE LEVER.

Les tableaux de presque tous les peintres bollandais ne sont que des représentations exactes de scènes familières ; celle-ci est des plus simples. Une dame vient de se lever; elle est debout dans le milieu de son appartement, vêtue d'une espèce de mantelet de velours vert garni d'hermine. La servante paraît distraite de ses occupations et s'amuse à voir la gentillesse d'un petit chien que fait danser sa maîtresse.

On ne peut voir ce petit tableau sans admirer son fini précieux, une couleur vive, une touche spirituelle et facile. Les détails y sont tous faits avec un soin extrême, et le tapis de Turquie est surtout très remarquable par la vérité avec laquelle il est rendu.

Ce tableau est peint sur bois; il a appartenu autrefois à l'électeur de Bavière. Depuis il passa dans le cabinet du comte de Bruhl, et fut acquis ensuite par l'impératrice Catherine II. Il est maintenant dans la galerie de l'Ermitage à Saint - Pétersbourg.

Haut., 1 pied 7 pouces; larg., 1 pied 3 pouces.

DUTCH SCHOOL 0000 100000 F. MIERIS. 000006 HERMITAGE GALLERY.

MORNING.

Most of the Dutch painters' pictures are only faithful delineations of familiar scenes; this is one of the simplest. A lady has just risen: she is standing in the middle of her room, and is dressed in a kind of green velvet mantle, trimmed with ermine. The servant, whose attention appears taken from her work, is amusing herself, looking at a playful little dog, that its mistress is dancing.

This small picture cannot be seen without exciting admiration for its exquisite finishing, its bright colouring, its spirited and delicate touch. The details are all rendered with extreme care : the Turkey carpet is particularly remarkable for the exactness with which it is given.

This picture is painted on wood: it formerly belonged to the Elector of Bavaria; it was afterwards in Count de Bruhl's collection, but was subsequently purchased by the Empress Catherine II. It is now at St. Petersburg, in the Hermitage gallery.

Height, I foot 8 inches; width, I foot 4 inches.

ÉCOLE FRANÇAISE. 00000000 N. POUSSIN. 000000 CABINET PARTICULIER.

L'EXTRÊME-ONCTION.

Poussin dans ce tableau a représenté la cérémonie qui souvent est la dernière de la vie, puisque ce sacrement ne se donne que dans l'état de maladie, et quelquefois lorsque le malade ne laisse aucun espoir de guérison; c'est de là que lui vient le nom d'Extrême-Onction.

C'est par ce tableau que le peintre commença la seconde suite des Sacremens, dans les premiers mois de l'année 16944; le 21 avril il écrivait à M. de Chantelou : « Je travaille gaillardement à l'Extrême-Onction, qui est en vérité un sujet digne d’Apelles, car il se plaisait fort à représenter des mourans. Je ne quitterai point ce tableau , pendant que je me trouve bien disposé, que je ne l'aie mis en bon terme pour une ébauche. Il contiendra dix-sept figures d'hommes, de femmes et d'enfans, dont une partie se consument en pleurs, tandis que les autres prient pour le moribond. Je ne veux pas vous le décrire avec plus de détails, car ce serait l'office non d'une plume mal taillée comme la mienne, mais d'un pinceau doré et bien emmanché. » On aime à voir tant de modestie jointe à tant de talent. Poussin était instruit; il pensait bien et écrivait sinon avec élégance, au moins avec précision : ses pensées, toujours justes, étaient exprimées avec un sentiment parfait. Dans une autre lettre, où il parle aussi de l'ébauche de son tableau, il dit : « M. le chevalier del Pozzo est venu le voir, et, quoiqu'il fasse bonne mine, on s'aperçoit bien qu'il lui déplairait que les susdits tableaux demeurassent à Rome; mais comme ils vont entre vos mains et bien loin d'ici, il boit le calice avec moins de répugnance. » Larg., 5 pieds 4 pouces ; haut., 3 pieds 7 pouces.

FRENCH SCHOOL. 0000000r N. POUSSIN. 00000000 PRIVATE COLLECTION.

EXTREME-UNCTION.

Poussin , in this picture, has represented a ceremony which is often the last of this life, since that Sacrament is given in illness, and frequently when the patient leaves no hope of a recovery : thence comes its name of Extreme-Unction.

It was with this picture, in the early part of the year 1644, that the artist began the second series of the Sacraments. He wrote to M. de Chantelou, April 21:« I am working briskly at Extreme-Unction : which is a subject, truly worthy of Apelles, for he delighted much in representing the dying. I will not leave this picture, while I feel myself well disposed, till it is far advanced for a sketch. It is to contain seventeen figures of men, women, and children, part of whom are melting in tears, whilst the others are praying for the dying individual. I will not describe it to you with any more details, for it should be the work, not of a bad pen like mine, but of a golden pen. cil set in a nice handle. » It is pleasing to see such modesty joined to so much talent. Poussin was instructed; he thought correctly, and wrote, if not with elegance, at least with perspicuity: his thoughts, ever just, were expressed with perfect propriety. In another letter, when speaking of the sketch of his picture, he says :« The cavaliere del Pozzo has been to see it, and although he puts on a good countenance, it is

easy perceive that he would be sorry for the above pictures to remain in Rome : but as they are going into your hands, and far from hence; he swallows the draught with the less repugnance.

Width , 5 feet 8 inches; height, 3 feet 9 inches.

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