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Mirliton s'en est allé.
Ah! la muse de Collé,
C'est la gaudriole,

Ogué,
C'est la gaudriole.
Moi, des sujets polissong

Le ton m'affriole.
Minerve, dans mes chansons,

Fait la cabriole.
De ma grand'mère, après tout
Tartufes, je tiens le goût
De la gaudriole,

O gué,
De la gaudriole,
Elle amusait , à dis ans,

Son maître d'école.
Des cordeliers gros plaisans,

Elle fut l'idole.
Au prêtre qui l'exhortait,
En mourant elle contait
Une gaudriole,

O gué,
Une gandriole.

C'était la régence alors ;

Et, sans hyperbole , Grâce aux plus drôles de corps,

La France était folle.
Tous les hommes plaisantaient,
Et les femmes se prêtaient
A la gaudriole,

O gué,
A la gaudriole.

On ne rit guère aujourd'hui,

Est-on moins frivole ?
Trop de gloire nous a nui;

Le plaisir s'envole.
Mais au Français attristé
Qui peut rendre la gaîté ?

C'est la gaudriole,

O gué,

C'est la gaudriole.

Prudes , qui ne criez plus

Lorsqu'on vous viole, Pourquoi prendre un air confus

chaque parole ?

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Passez les mots aux rieurs :
Les plus gros sont les meilleurs
Pour la gaudriole,

O gué,
Pour la gaudriole.

PARNY

ROMANCÈ.

Musique de M. B. Wilhem.

Je disais aux fils d'Epicure :
« Réveillez par vos joyeux chants

Parny, qui sait de la nature
» Célébrer les plus doux penchans. »
Mais les chants que la joie inspire,
Font place aux regrets superflus :

Parny n'est plus!
Il vient d'expirer sur sa lyre.

Parny n'est plus!
Je disais aux grâces émues :
« Il vous doit sa célébrité;

» Montrez-vous à lui demi-nues :

Qu'il peigne encor la volupté. »
Mais chacune d'elles soupire
Auprès des plaisirs éperdus.

Parny n'est plus !
Il vient d'expirer sur sa lyre.

Parny n'est plus !
Je disais aux Dieux du bel âge :
« Amours, rendez à ses vieux ans
» Les fleurs qu'aux pieds d'une volage
» Il prodigua dans son printemps.
Mais en pleurant je les vois lire
Des vers qu'ils ont cent fois relus.

Parny n'est plus!
Il vient d'expirer sur sa lyre.

Parny n'est plus !
Je disais aux muses plaintives :
« Oubliez vos malheurs récens
» Pour charmer l'écho de nos rives,
» Il vous suffit de ses accens, »

>>

1 Allusion à la mort de Lebrun, de Delille, d Bernardin de Saint-Pierre, de Grétry, etc,

mais du poétique délire
Elles brisent les attributs.

Parny n'est plus!
Il vient d'expirer sur sa lyre.

Parny n'est plus !
Il n'est plus! ah! puisse l'envie
S'interdire un dernier effort !
Immortel il quitte la vie ;
Pour lui tous les dieux sont d'accord.
Que la haine, prête à maudire ,
Pardonne aux aimables vertus.

Parny n'est plus !
Il vient d'expirer sur sa lyre.

Parny n'est plus !

MA GRAND'MÈRE.

AIR : En revenant de Bale en Suisse.
Ma grandmère, un soir à sa fète ,

De vin pur ayant bu deux doigts , 1 Autre allusion aux insultes faites à la mémoire de l'auteur de la Guerre des Dienx.

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